Dégâts de sangliers : un point noir sous surveillance étroite

Retour Partager sur facebook Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Les communes de Lumigny-Nesles-les-Ormeaux, Crevecoeur-en-Brie, Fontenay-Trésigny au nord de la N4 et Marles-en-Brie sont classées « point noir » en Seine-et-Marne au regard des dégâts de sangliers  causés aux cultures et aux pâtures. En effet, ce secteur concentre une part importante des dégâts au regard de la superficie agricole. Il fait partie des deux derniers points noirs départementaux.

De gauche à droite : Pascal Seingier, Yves Schenfeigel, Bruno Mollot, Nicolas Roch et Christophe De Rycke

Dégâts de sangliers : un point noir sous surveillance étroite

Cette situation ne date pas d’aujourd’hui et malgré les efforts réalisés par certains chasseurs, les agriculteurs, la fédération des chasseurs et la direction départementale du territoire (DDT), les dégâts restent à un niveau élevé.

Pour résumer l’exaspération des exploitants, tous les ans se sont des dizaines d’hectares détruits de blé, de colza, d’orge, de pommes de terres ou de légumes, une population trop importante par rapport à la capacité d’accueil du massif boisé voisin, 80 sangliers ont été abattus en quelques nuits lors des tirs réalisés à la demande de la Préfète de Seine-et-Marne, et ce, malgré une végétation développée.

Conscient qu’il faut agir vite et qu’il est urgent de réduire les populations excédentaires, Yves Schenfeigel, directeur du territoire, a répondu à l’invitation des agriculteurs locaux, en particulier celle de Pascal Seingier.

Dans un premier temps, Yves Schenfeigel a présenté le plan d’actions qui est bâti autour de deux axes, une protection accrue des cultures avec la mobilisation des Lieutenants de Louveterie et un engagement de prélèvement par le détenteur de droit de chasse qui a laissé s’installer un profond déséquilibre agro-cynégétique.

Après les échanges entre les agriculteurs, le DDT et la fédération des chasseurs Pascal Seingier a fait constater ses dégâts directs causés par la bête noire et indirects dus au salissement des parcelles. Etant, pour partie, en conversion en agriculture biologique, il est pénalisé plus durement puisque les mauvaises herbes sont encoure plus délicates à gérer qu’en conventionnelle.

Après ce constat visuel et après avoir réaffirmé les engagements de l’administration, Yves Schenfeigel a donné rendez-vous à Pascal Seingier au mois d’octobre et a assuré qu’il suivrait de près les prélèvements de sangliers pendant la période d’ouverture de la chasse. Si les résultats n’étaient pas aux rendez-vous, d’autres mesures seraient mises en œuvre. Enfin, même s’il est conscient que la patience des agriculteurs est à bout, il a demandé aux exploitants encore quelques mois pour, espérons-le, des résultats probants.

Lors de ce déplacement, la fédération des chasseurs, la profession agricole et  l’administration ont aussi montré leur volonté commune de maîtriser les dégâts pour assurer une production agricole aux exploitants et de permettre la chasse de ce bel animal qu’est le sanglier.

Stéphane Dupuis, animateur Fdsea77

AG FDSEA 77 : plus de 400 participants venus échanger sur le thème "Agriculture : Médias et société"

Toutes les émissions dans la médiathèque