Une bonne récolte 2017 qui cache des résultats très hétérogènes

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Malgré une récolte 2017 satisfaisante, en qualité et en quantité, les céréaliers français sont toujours dans une situation financière difficile après une récolte 2016 catastrophique.

Une bonne récolte 2017 qui cache des résultats très hétérogènes

Avec une récolte de 36,8 millions de tonnes de blé tendre, le rendement 2017 est légèrement au-dessus de la moyenne quinquennale. En termes de qualité, les taux de protéines sont très bons, en moyenne au-dessus du seuil des 12 %. Le secteur céréalier français dispose donc de véritables atouts pour regagner les parts de marché perdues en 2016 et pour conquérir de nouvelles destinations très exigeantes sur la qualité, comme l’Egypte et l’Afrique Subsaharienne.

« Nous sommes satisfaits de ces opportunités de commercialisation que nous offre la qualité de la récolte 2017, et la filière est mobilisée pour les saisir », déclare Philippe Pinta.

Mais après une année 2016 catastrophique, la récolte 2017 ne suffira pas à redonner de la compétitivité aux céréaliers. Dans un contexte de prix très bas et avec des impacts climatiques, sécheresse et gel, très forts dans certaines régions, de nombreuses exploitations sont en grande difficulté et notamment dans les zones intermédiaires.

« Le prix du blé est descendu à 130 € la tonne départ ferme ces derniers jours, ce qui ne permettra pas de rémunérer les producteurs dont les trésoreries sont déjà très fortement affectées par 2016 », explique Philippe Pinta.

Sur la base des derniers chiffres, le revenu annuel des céréaliers spécialisés pourrait descendre à 2000€ après déduction des charges sociales. Dans ce contexte, encore une fois, les céréaliers demandent au gouvernement de mettre en place des actions de soutien pour les exploitations les plus impactées.

Par ailleurs, il est impératif que les exploitations agricoles retrouvent de la compétitivité. « La France, qui était encore le 3ème exportateur mondial en 2015, continue de perdre des places dans ce classement des grandes puissances agricoles. Nos pouvoirs publics doivent prendre conscience que pour conserver notre rang, les céréaliers français doivent pouvoir jouer dans la même cour que leurs concurrents. Les céréaliers attendent donc une véritable politique ambitieuse pour produire plus, produire mieux. », demande Philippe Pinta.

Le 1er août dernier, M. Stéphane Travert a pourtant arbitré en faveur d’un transfert des aides de la

Politique Agricole Commune du 1er vers le  2nd pilier à hauteur de 4,2% supplémentaire. Cette décision aura un impact considérable sur la situation économique des agriculteurs : 160 millions d’euros supplémentaires seront prélevés, pour le seul secteur des grandes cultures. Cette nouvelle redistribution accentue les distorsions de concurrence avec les autres Etats membres européens.

L’AGPB demande au Gouvernement d’agir en faveur de la compétitivité des producteurs, en mettant en place une politique efficace de gestion des risques climatiques et économiques, une harmonisation des règles communautaires et en accompagnant les investissements à l’innovation.

Les Etats Généraux de l’Alimentation, dont les premiers ateliers débutent en ce moment, doivent traduire cet engagement de l’Etat.

Communiqué de l’AGPB

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