Réglementation environnementale : stop à l’excès de zèle !

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Si « faire et défaire, c’est travailler ! », alors oui le personnel légiférant travaille, et  nul doute que la Directe doit être assaillie de demandes de dérogations pour dépassement du nombre d’heures hebdomadaires … !

Alors que nous devrions être inquiets de la réussite de nos semis, de la qualité de nos récoltes, de la préservation de nos sols compte tenu des conditions compliquées des travaux de récolte, de la performance de notre élevage, nous nous inquiétons des sanctions qui seraient liées au non-respect de la nouvelle règle sur le bien-être des animaux, de la date du contrôle technique de notre pulvérisateur, de la nouvelle BCAE ou encore du futur entretien de mon fossé.

Le plus compliqué aujourd’hui, ce n’est pas de semer, mais de comprendre et connaître toutes les règles, les mesures nouvelles et anciennes, dénuées de tout sens agronomiques, sans logique et sans cohérence.

Les surfaces d’intérêt écologique (SIE) sont le parfait exemple de ce micmac administratif.

Alors qu’un consensus avait été trouvé sur l’articulation des SET, on rebat les cartes pour mettre en place les SIE, avec au passage, un rabotage des équivalences. Une fois de plus, nos « techno-bobo-écolocrates », adorateurs de la décroissance, réinventent un système, non expertisé, au doigt mouillé,  avec comme seul constante un doigt qui indique un vent contraire à l’intérêt de nos outils de production.

Mesdames, Messieurs prenez garde, il est un dicton qui dit : « qui sème le vent récolte la tempête. »

Alors que dans l’esprit de nos fameux « techno-bobo-écolocrates », les haies représentaient en termes de SET le summum du retour de la biodiversité, en changeant de nom, elles ne valent plus rien en termes d’équivalence SIE. A se demander si finalement elles ont une utilité (sic) !

Et que dire de la façon de faire de nos ministères, avec des règles qui arrivent en cours de semis, alors que les assolements sont déjà calés…

Sans vouloir faire de French Bashing, on est vraiment en droit de se demander où l’on va avec des pilotes pareils ? Comment ne pas être indignés face à une administration centrale qui édicte des règles en ne respectant pas le calendrier cultural et donc la nature ? Jusqu’à présent nous avons tenus nos engagements et nous nous sommes tenus...

Nous n’en pouvons plus de cet étau administratif et réglementaire qui nous étrangle.

« Laissez-nous travailler, laissez-nous entreprendre, laissez-nous participer à l’effort français en produisant, et surtout faites confiance au bon sens paysan ! ».

Sébastien Dromigny, président de la commission environnement

 

Encadré : nos demandes

-      Pas de sanction pour non-respect de règles non connues lors des emblavements afin de ne pas pénaliser les agriculteurs à cause des retards pris par l’administration sur les dispositions du verdissement.

-      Mise en œuvre de mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) adaptées aux systèmes d’exploitation actuels.

-      Reconnaitre les efforts des agriculteurs en n’opposant pas les systèmes de production.

-   Avoir le courage de déclasser des territoires où est acté une amélioration de la qualité de l’eau

-      Simplifier et harmoniser les règlements environnementaux pour les zones non traitées et informer des risques encourus en cas de non-respect.

-      Ne pas opposer travaux de drainage et préservation des zones humides.

 

 

 

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