Edito Damien Greffin et Arnaud Rousseau : "Traitements phytosanitaires : le bon sens l’a emporté"

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Edito de Damien Greffin et Arnaud Rousseau, Présidents des FDSEA d'Ile-de-France et de Seine-et-Marne.

« Face à l’irresponsabilité “politique”, la mobilisation syndicale du 24 juin a permis d’éviter le pire. Pour cela, il aura fallu déployer bien de l’énergie auprès des élus locaux, des parlementaires et des médias, pour expliquer l’absurdité économique d’une interdiction arbitraire dans la lutte contre les ennemis des cultures. Mais surtout, il aura fallu convaincre que la réglementation existante en matière d’utilisation des produits phytosanitaires assure une sécurité pour les citoyens, les utilisateurs et l’environnement. L’exception ne doit pas systématiquement engendrer une nouvelle loi. Si le bon sens l’a emporté dans l’amendement proposé par le ministère lors de l’examen du projet de loi d’avenir agricole à l’Assemblée nationale, la vigilance reste de rigueur pour éviter un “dérapage préfectoral”. Au final, le résultat obtenu doit remettre en avant le caractère économique de l’activité agricole, seule voie de revenu pour ses acteurs. Mais enfin, la fonction ministérielle donne-t-elle le droit de faire n’importe quelle annonce, dans l’ignorance totale de ses conséquences ? Si l’erreur peut être admissible, l’idiotie ou l’irresponsabilité “politique” sont dangereuses. Au-delà de l’action syndicale “taxe d’atterrissage” lancée par la FNSEA, dont l’objectif est de solliciter chaque ministre qui viendrait dans un département en demandant d’apporter des réponses aux attentes agricoles tous dossiers confondus, ne faudrait-il pas aussi imposer une obligation de réserve dans toute annonce “politique” ?  Car attention, le combat n’est pas fini. Aujourd’hui, les restrictions sur certains produits phytopharmaceutiques mettent en péril certaines productions, sans solution transitoire. N’oublions pas notre vocation première : produire une alimentation saine, variée et de qualité à l’attention de nos concitoyens. Il faut donc retrouver du bon sens dans l’appréhension de ce dossier, sans quoi les excès réglementaires arbitraires ne pourront pas contenir les dangers d’une faillite de l’agriculture française de production. La mobilisation continue... »

 

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